1803, environ 400 Genevois, Vaudois et Jurassiens fondent la Nouvelle-Genève

ENVIRON 400 GENEVOIS, VAUDOIS ET JURASSIENS VERS L'ETAT DE NEW-YORK

Le major Abraham Davel peu avant son exécution à Vidy
10 août 1792 au Palais des Tuileries
Grauholz, 5 mars 1798, les derniers jours de l'ancienne Berne
Bataille de Zurich, le 25 septembre 1799
Genève vers 1800
20 mai 1800, le guide Dorsaz fait passer le Grand Saint Bernard à Napoléon sur une mule
Mort du lieutenant Rudolf von Werdt pendant la guerre des Bâtons, 18 september 1802



AVENTURES COLONIALES SUISSES
Emigrations suisses antérieures à Chabag sous l'un ou l'autre de leurs aspects, afin d'effleurer la genèse et le contexte de ses départs vers des horizons inconnus.




DES SUISSES AU KENTUCKY
1789, Bâlois et Appenzellois embarquent pour aller s'établir dans le futur Kentucky en Virginie, à l'ouest des Appalaches sur les territoires de chasse des Indiens.




DEBUT DES EMIGRATIONS VERS VEVAY
1801, commencement d'une émigration successive de Vaudois pour la colonie de Nouvelle-Vevey fondée par Jean-Jacques Dufour, de Montreux, dans l'Indiana.




LE GENERAL KOSCIUSZKO
1804, une colonie de 200 Jurassiens va s'établir en Caroline du Nord sur des terres achetées au général lithuanien Andrzej Tadeusz Bonawentura Kosciuszko.

SITUATION EN SUISSE AU DEBUT DU XIXème SIECLE

1803, le cadre de vie des environ 400 Genevois, Vaudois et Jurassiens qui partiront vers le rêve américain

La fin du XVIIIème siècle est une période de relative prospérité scientifique et économique en Suisse. Les différences confessionnelles, politiques, économiques et sociales s'estompent pour faire place à une Suisse unie et paisible. A la faveur des Romantiques, le tourisme débute discrètement en Suisse.

Le dernier soulèvement d'un pays sujets, le soulèvement Chenaux contre Fribourg, date de en 1781. Le dernier soulèvement à caractère révolutionnaire du major Abraham Davel dans le pays de Vaud, 1755, est déjà ancien. L'annonce du massacre de près de 5'000 gardes suisses au Palais des Tuileries le 10 août 1792 a provoqué une vive réaction en Suisse. La même année, des troupes bernoises et zurichoises sont envoyées à au secours de l'allié Genève pour empêcher une invasion française. Ceci n'a pas empêché Genève de passer aux mains des révolutionnaires que quelques semaines plus tard. En 1792, la France envahit aussi l'évêché de Bâle qui devient indépendant sous le nom de République rauracienne. La République rauracienne et les actuels districts jurassiens de Porrentruy et Delémont, sont rattaché, de force, à la France sous le nom de département du Mont-Terrible, le 23 mars 1793.

En 1795, Frédéric-César de La Harpe tente de soulever le Pays de Vaud contre Berne mais il doit rapidement se réfugier à Paris faute d'avoir été suivi. De son exil, il oeuvre à la libération des Romands et pousse le gouvernement français à envoyer des troupes en Suisse romande. En 1798, prenant comme prétexte la mort de deux soldats en mission à Thierrens, les troupes françaises envahissent le pays. La résistance est faible excepté à Berne et en Suisse centrale, où Nidwald livre seul un combat désespéré contre les Français. Les victoires du Grauholz et de Fraubrunnen entraînent la capitulation de Berne à l'automne 1798. Après la proclamation de quelques quarante républiques en quelques semaines, Paris met en place le nouveau régime de la République helvétique. La République helvétique une et indivisible est un Etat centralisé et unitaire gouverné par un directoire qui nomme les gouverneurs des cantons devenus des divisions administratives aux frontières largement redessinées.

Le 5 juin 1799, sur les rives de la Limmat, à proximité de Zurich, l'armée autrichienne, 40'000 hommes commandés par l'Archiduc Charles Louis d'Autriche défait les 30'000 Français du maréchal André Masséna. Au lendemains des 25 et 26 septembre 1799, la ville de Zurich restera dévastée par la prise du quartier-général du général Korsakov et la dispersion de l’armée russe par le maréchal André Masséna. Au niveau interne, les conflits entre centralisateurs et fédéralistes sont incessants jusqu'à l'été 1802. Après le départ des troupes françaises, les fédéralistes se soulevèrent contre la République helvétique dans les cantons de Zurich, Argovie et Berne. Le gouvernement tenta de réprimer la rébellion. Le 28 août, les insurgés nidwaldiens sortirent vainqueurs du combat du col du Rengg.

La marche des Argoviens, Soleurois et Bernois sur la Berne des fédéralistes oblige le gouvernement helvétique, présidé par Johann Rudolf Dolder, à capituler le 18 septembre, non sans avoir négocié sa retraite sur Lausanne. Le pouvoir revint aux gouvernements cantonaux, qui redonnèrent à la Diète fédérale de Schwytz toutes ses prérogatives, Diète fédérale suspendue sous la pression de Bonaparte. Le 30 septembre 1802, Napoléon Bonaparte convoque à Paris une délégation helvétique formée de 63 représentants suisses et de quatre sénateurs français. Il impose l'Acte de médiation qui définit une nouvelle constitution pour le pays et sera proclamé le 19 février 1803. Les frontières traditionnelles de la majorité des cantons, à l'exception notable du canton de Berne, définitivement amputé des nouveaux cantons de Vaud et d'Argovie, sont rétablies. Les cantons de Saint-Gall, Thurgovie, du Tessin et des Grisons sont créés par la réunion de bailliages communs. Afin de garantir le contrôle des cols alpins, le Valais quitte la Suisse et devient indépendant mais sera annexé par l'Empire français en 1810 tout comme Genève qui devient le chef-lieu du département du Léman et Neuchâtel transformé en principauté offerte au maréchal Berthier.

Entre 1803 et 1813, la Suisse sera un protectorat français sans grand pouvoir décisionnel. Les 19 cantons, devenus ou redevenus des entités indépendantes, disposent de leur propre constitution et de leurs péages. Le pouvoir central, exercé par la Diète fédérale, est dirigée par le Landammann de la Suisse, seul période où la Suisse sera dirigée par une seule personne. La Diète a le contrôle de l'armée suisse et du franc qui devient la seule monnaie officielle du pays.

Le 14 avril 1803 marque l'adhésion officielle du canton de Vaud à la Confédération suisse.

L'Etat de New-York au début du XIXème siècle      









Chabag : colonie suisse de Chabag

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Référencement, positionnement de la Suisse au début du XIXème siècle